Description de l’épisode
Dans les coulisses du film « Persepolis » Pour créer, Winshluss a besoin d’une « joie primitive »… qu’il ne trouve pas uniquement sur sa planche à dessins. Depuis 2003, l’homme signe aussi des films. Huit courts et cinq longs-métrages, passant de l’animation aux prises de vues réelles, parfois adaptés de ses bandes dessinées et souvent signés de son vrai nom, Vincent Paronnaud. Il y a de quoi rire devant la leçon d’humour noir d’Il était une fois l’huile (2010), être charmé face à La mort père et fils (réalisé avec Denis Walgenwitz, 2017) ou très ému devant Persepolis, d’après la BD de la regrettée Marjane Satrapi sur sa jeunesse en Iran, qu’il transposa avec elle à l’écran. Sélectionné à Cannes en 2007, ce drame expressionniste y récolte le prix du jury, puis deux César ainsi qu’une nomination aux Oscars, et attire en salles trois millions de personnes dans le monde. Comment Winshluss a-t-il attrapé du cinéma le virus, jusqu’à y croire mordicus ? Prépare-t-il, non pas un, mais deux films, en plus d’une nouvelle BD ? C’est le sujet principal de ce troisième et dernier épisode, évoquant aussi les menaces qui pèsent sur trois de ses maisons d’édition historiques : Les Requins Marteaux, Cornélius et L’Association. L’auteur du mois : Winshluss Né en 1970 à La Rochelle, Winshluss est auteur de BD, cinéaste, musicien et plasticien. Narrateur goguenard de nos grandes et petites apocalypses, il a notamment signé, depuis la fin des années 90, une douzaine de bandes dessinées grotesques et désespérées, bourrées de losers malchanceux, de militaires serviles et d’hommes d’affaires crapuleux, dont une relecture anticapitaliste et contemporaine de Pinocchio (Les Requins Marteaux, 2008), récompensée du fauve d’or du meilleur album au festival international d’Angoulême. Sous le nom de Vincent Paronnaud, il est aussi le coréalisateur avec Marjane Satrapi du film Persepolis, distingué de deux César et d’un prix spécial du jury au festival de Cannes en 2007