Description de l’épisode
Saddam Hussein éliminé, Kadhafi éliminé, l’ayatollah Ali Khamenei éliminé, leur point commun : aucun d’entre eux n’avait la bombe nucléaire. Kim Jong-un, le dictateur nord-coréen, lui, a la bombe atomique. Et il vient de recevoir la confirmation absolue qu’il avait raison depuis le début. Les frappes israélo-américaines contre l’Iran envoient un signal dévastateur à toutes les capitales qui se sentent dans le viseur de Washington. Leur seul vrai bouclier, c’est l’atome. Pas les alliances, pas les négociations, l’atome. D’ailleurs, l’agence d’information financière Bloomberg le dit sans détour : chaque frappe contre un régime non nucléaire renforce la conviction du dictateur nord-coréen que la bombe atomique est la seule garantie de survie. Les chiffres donnent d’ailleurs le vertige. Il dispose de 50 ogives nucléaires, des missiles capables d’atteindre le territoire américain et d’un pacte de défense mutuel avec la Russie signé en 2024. Le dictateur nord-coréen n’est pas un fou isolé dans son bunker. C’est un stratège qui joue une main très faible, mais qui gagne depuis 30 ans. 30 ans de sanctions, 30 ans d’appel à la dénucléarisation. Le résultat : son arsenal n’a jamais été aussi puissant. La stratégie occidentale est morte. Cette guerre en Iran vient d’en signer l’acte de décès. Parce que le vrai risque maintenant, c’est l’effet domino. En éliminant Ali Khamenei pour empêcher l’Iran d’avoir la bombe, Trump offre paradoxalement à une dizaine de régimes la meilleure justification du monde pour en construire une. L’Arabie saoudite a compris que les États-Unis ne s’attaquent pas aux pays disposant de l’arme nucléaire, que ce soit la Corée du Nord ou le Pakistan par exemple. Elle réclame donc aussi le droit à l’enrichissement de l’uranium. La Turquie envoie des signaux pour le moins ambigus. La Corée du Sud débat ouvertement d’un arsenal propre. Quant au Japon, même l’Allemagne et la Pologne, leurs dirigeants, en parlent maintenant ouvertement de cette bombe nuc