Description de l’épisode
L'Iran vient d'inventer un péage sur la plus grande autoroute pétrolière du monde. Le cessez-le-feu de Trump n'a même pas tenu 24 heures. Et pendant que les marchés célèbrent une paix qui n'existe pas encore, 4.500 Marines supplémentaires font route vers le Golfe. Qui bluffe ? Qui paye ? Et surtout : combien ça va vous coûter ? C’est le sujet de la chronique d'Amid Faljaoui. Oubliez les missiles, oubliez les déclarations martiales de part et d'autre. La véritable bataille entre Washington et Téhéran se joue désormais sur un terrain que vous connaissez tous très bien : votre portefeuille. Tard dans la nuit du mardi 7 avril, Donald Trump annonce un cessez-le-feu avec l'Iran. Les marchés pétroliers réagissent immédiatement par une forte baisse des cours ce mercredi. Sauf que 24 heures plus tard, cette paix ressemble déjà à un chèque sans provision et les marchés financiers vont très vite s'en rendre compte. Le nerf de cette guerre se situe au détroit d'Hormuz. Après l'annonce du cessez-le-feu, seulement quelques navires ont franchi ce passage stratégique. Le Financial Times révèle que l'Iran a instauré une taxe d'un dollar par baril sur chaque tanker qui traverse le détroit. Un dollar par baril, ça paraît modeste, mais c'est un précédent historique : Téhéran vient d'inventer le péage sur la plus grande autoroute pétrolière du monde. C'est exactement ce que les Américains voulaient empêcher. La proposition iranienne en 10 points constitue un véritable programme économique : maintien du contrôle iranien sur le détroit, levée des sanctions américaines, paiement de compensations à l'Iran, retrait des troupes. L'Iran ne demande pas seulement la paix, il demande à être payé pour la paix. Évidemment, Trump a balayé cette version d'un revers de main sur les réseaux sociaux. Les deux camps n'ont pas la même lecture du texte et c'est toute l'économie mondiale qui risque de trinquer. L'essence à 4 dollars le gallon aux États-Unis plombe les sondages de Trump à quelques mois d