Description de l’épisode
Ce matin, on apprend que l'immobilier a encore grimpé en Wallonie. Et tout le monde s'en réjouit. Votre maison prend de la valeur, c'est une bonne nouvelle, non ? Pas si vite. Derrière ce chiffre qui fait sourire, il y en a trois autres qu'on ne vous montre jamais. Le mur qui se dresse devant vos enfants. Une génération entière qui ne possédera rien. Et une taxe invisible, cachée jusque dans le prix de votre café. La chronique d'Amid Faljaoui, à lire avant de vous réjouir de la prochaine hausse. Les prix de l'immobilier ont encore progressé en Wallonie. L'explication dominante pointe la baisse des droits d'enregistrement, et c'est autour de ce seul levier que le débat s'organise. Pourtant, derrière la bonne nouvelle, d'autres réalités méritent d'être regardées en face — celles dont on ne parle presque jamais. Quand l'immobilier monte, tout le monde sourit. Une maison qui prend 30.000 euros de valeur, c'est formidable. Sauf que cette plus-value, c'est le seul chiffre qu'on met en avant, et il en cache au moins trois autres. Premier angle mort : tant que vous vivez dans votre maison, cet argent, vous ne le touchez pas. Et pendant ce temps, vos enfants achètent de plus en plus tard. La part des jeunes acheteurs recule. Autrement dit, votre plus-value, c'est aussi le mur qui monte devant la génération suivante. Ce que vous gagnez sur le papier, c'est ce qu'ils devront payer en plus pour entrer sur le marché. Le deuxième aspect est plus politique. Une génération qui n'arrive plus à devenir propriétaire, c'est une génération sans patrimoine. Dans les années 80, Margaret Thatcher avait vendu deux millions de logements sociaux à leurs locataires, avec un pari simple : quand on possède quelque chose, on a quelque chose à défendre, et on vote autrement. Aujourd'hui, nous faisons exactement l'inverse. Nous fabriquons une génération qui ne possédera rien, et personne ne mesure encore ce que cela produira demain dans les urnes. Le troisième aspect est le plus concret. Le pri