Description de l’épisode
Vous le savez, en ce moment, la situation entre Washington et Téhéran a plus que dégénéré. C’est un euphémisme. Certains parlent même d’une troisième guerre du Golfe. Je ne vous apprends rien. Voilà ce que personne ne vous dit : si Trump détruit les installations pétrolières iraniennes, ce qu’il n’a pas encore trop fait, pour ne pas faire grimper encore plus le prix de l’or noir, l’Iran ne va évidemment pas encaisser sans broncher. La riposte, ce serait des frappes encore plus fortes et plus ciblées sur les raffineries saoudiennes, qataries, émiraties. 10 à 15% de la production mondiale d’énergie pourrait donc s’évaporer d’un seul coup. Et cela pendant des mois. Le baril, on le sait, a déjà repassé les 100 dollars pas plus tard qu’hier matin. Et maintenant, premier rebondissement, Taïwan ne dispose que de 11 jours de réserve de gaz. 11 jours. Pourquoi est-ce que je vous parle de Taïwan ? Parce que Taïwan c’est la société TSMC, l’usine mondiale des semi-conducteurs, ceux qui font tourner l’intelligence artificielle. Autrement dit, une guerre au Golfe pourrait freiner brutalement la révolution technologique de ce siècle. Pas par la régulation, mais par pénurie de puces. Deuxième rebondissement, et celui-là, il est vraiment redoutable : chaque avion F-35 qui bombarde l’Iran nécessite 417 kilos de terre rare. Les missiles Patriot, les munitions guidées, tout ça dépend de matériaux que la Chine contrôle à 90%. L’Amérique fait donc la guerre avec des armes qui dépendent de son rival numéro un. Pendant ce temps, Pékin publie un plan de 141 pages pour verrouiller ces ressources pendant 15 ans. Troisième rebondissement, plus inattendu : cette guerre, on croit que c’est une histoire de pétrole… C’est vrai, mais c’est aussi une histoire de chimie : 92% de l’acide sulfurique mondial vient du raffinage pétrolier. Sans cet acide sulfurique, pas de cuivre, pas de cobalt et pas d’engrais agricoles, puisqu’ils dépendent aussi à 90% du gaz. Donc si le détroit d’Ormuz reste f