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[Rediffusion] Travail au noir légal : un quart de million de Belges travaillent sans payer d’impôt, est-ce scandaleux ?

4 min 22 s

Chronique économique [Rediffusion] Travail au noir légal : un quart de million de Belges travaillent sans payer d’impôt, est-ce scandaleux ? Prêt à écouter
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Description de l’épisode

Vous avez peut-être entendu un chiffre qui choque, qui claque : il y a plus d'un quart de million de Belges qui travaillent, je cite, au noir, mais légalement. Il s'agit des flexi-jobs. On vous dit que c'est un scandale qui vide les caisses de l'État. Ce qu'on lit n'est pas tout à fait faux, mais ce n'est pas tout à fait juste non plus. C'est quoi un flexi-job ? C'est un petit boulot en plus. Mais il y a une règle : pour en exercer un, vous devez déjà avoir un véritable emploi à côté au moins 4 jours sur 5. Et sur cet emploi-là, vous payez vos impôts normalement. Seules les heures supplémentaires, le petit extrait du week-end sont détaxées. Retenez donc ça : un flexi-job, ce n'est jamais le seul revenu de quelqu'un, c'est toujours un deuxième revenu. Prenons l'exemple d'un restaurant. Deux personnes sont au comptoir, elles font exactement le même service. L'une est salariée fixe, elle paye donc ses impôts, ses cotisations, l'autre fait un extra en flexi-job et garde tout. Vu comme ça, c'est vrai que ça paraît injuste. Sauf que la deuxième personne a déjà un emploi taxé ailleurs (un salaire principal et un complément). C'est pas tout à fait la même chose. Pourquoi est-ce que tout ça énerve? Il y a deux raisons, je pense. La première raison, c'est le mot. Un député flamand parle de travail au noir légalement. C'est vrai que la formule fait mouche, mais n'a pas de sens. Le travail au noir, c'est caché. Le flexijob, c'est exactement l'inverse. C'est déclaré, c'est enregistré et le patron paye même une cotisation à l'État. Donc non, ce n'est pas du noir. Ce qui est vrai c'est que le travailleur ne paye pas d'impôt sur ces heures-là, sur ces heures supplémentaires. L'État gagne donc moins que sur un emploi classique. Les estimations vont de 100 à près de 500 millions d'euros. Deuxième raison, et c'est la véritable raison : est-ce que le flexi-job mange les emplois normaux? Le système est né en 2015 pour aider les cafés et les restaurants à passer les coups de feu