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[Rediffusion] Data mining bancaire : la Belgique vers une surveillance financière généralisée

4 min 17 s

Chronique économique [Rediffusion] Data mining bancaire : la Belgique vers une surveillance financière généralisée Prêt à écouter
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Description de l’épisode

Et si, demain, le fisc ne vous contrôlait plus parce qu'il a un soupçon… mais parce que votre profil "ressort" d'un algorithme ? Sous couvert de lutte contre la fraude, une réforme très technique est en train de changer en profondeur la relation entre l'État et votre compte en banque. Indépendants, PME, professions libérales : ce qui se met en place vous concerne directement. Une chronique d'Amid Faljaoui pour comprendre, sans jargon, ce qui avance discrètement pendant qu'on regarde ailleurs. Une nouvelle loi prévoit d'étendre considérablement les capacités de surveillance financière de l'État belge. Le fisc pourrait bientôt analyser massivement les données bancaires de tous les citoyens pour détecter des profils "à risque", marquant un changement radical de méthode. L'Autorité de protection des données tire la sonnette d'alarme et annonce un recours devant la Cour constitutionnelle. La révolution est silencieuse mais majeure. Traditionnellement, l'administration fiscale ouvre un dossier sur base d'un soupçon précis. Demain, elle pourrait d'abord analyser les données financières de l'ensemble de la population pour faire émerger des comportements jugés suspects. Cette "bascule silencieuse du data mining bancaire" transforme radicalement l'approche du contrôle fiscal. Actuellement, le Point de Contact Central (PCC), hébergé par la Banque Nationale de Belgique, permet déjà de connaître les comptes bancaires des citoyens et leurs soldes. La nouvelle législation veut considérablement élargir ce périmètre en y ajoutant les comptes à l'étranger, les comptes titres et les crypto-monnaies. Le projet prévoit de connecter toutes ces informations à l'entrepôt de données du SPF Finances pour permettre une analyse massive. Les autorités se veulent rassurantes en expliquant que les données seront pseudonymisées. Mais "pseudonymiser, ce n'est pas anonyme". Si un profil est jugé suspect, un fonctionnaire peut lever le masque et identifier immédiatement la personne concernée. L'