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Pourquoi les Iraniens ne se révoltent-ils pas ?

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Chronique économique Pourquoi les Iraniens ne se révoltent-ils pas ? Prêt à écouter
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Description de l’épisode

Il y a un peu plus de deux semaines, Trump et Netanyahou ont lancé une nouvelle guerre contre l'Iran. L'ayatollah Khomeini a été tué, le programme balistique est pilonné, des sites nucléaires ont été frappés, et par tout le même refrain, on a fait le boulot, à eux de finir. Eux, évidemment, ce sont les Iraniens qui sont invités donc à se soulever contre ce gouvernement. Alors ce refrain chanté depuis le départ par Donald Trump est d'une hypocrisie monumentale. Pourquoi? Tout simplement parce que l'histoire le démontre, il est faux. En 1953, l'Iran a un premier ministre nationaliste, Mohamed Mossadegh, porté par un puissant mouvement parlementaire. Son crime, à l'époque du moins : il nationalise le pétrole. En clair, il dit aux Britanniques "cet or noir, il est dans notre sous-sol, il est donc à nous et pas à votre Anglo-Iranian Oil Company, la future firme BP ". Pour Londres, c'est évidemment inacceptable. Ce pétrole fait tourner l'économie britannique d'après-guerre. Et pour Washington, laisser faire c'est créer un précédent pour tous les pays producteurs. La CIA et le MI6, les services secrets britanniques, organisent donc un coup d'État. Son nom est bien connu : opération Ajax. Mossadag est renversé, on réinstalle le Shah, un monarque docile qui, lui, ne touchera pas au pétrole. La première tentative de souveraineté nationale en Iran a été brisée par l'Occident, pour du pétrole. Ensuite, le Shah qu'on remet en selle, ce n'est pas un démocrate, c'est un régime policier. La SAVAC, sa police politique fiche, torture, fait disparaître des dizaines et des dizaines de milliers de personnes. Mais voilà, le pétrole coule, les pétrodollars circulent, les contrats d'armement tombent, et donc Washington ferme les yeux, Londres aussi, Paris aussi. Puis on arrive à 1979. Ce régime monarchique dictatorial et corrompu est en train de s'effondrer. Celui qui capte la colère du peuple, c'est l'ayatollah Khomeini. Pas depuis l'Iran, où il est interdit de séjour. Pas depuis l'Ir