Description de l’épisode
En gros, si vous avez plus de 500.000 euros placés sous forme de compte-titres, d’actions, d’obligations, de fonds… vous payerez chaque année un pourcentage sur ce qui dépasse les taux d’imposition montrés par palier, jusqu’à 0,6% pour les montants de plusieurs millions. Sur le papier, ça se tient. Le travail est déjà archi-taxé. L’État est à la recherche de milliards qu’il ne trouve pas. Que les gros patrimoines mettent davantage la main au portefeuille, c’est un petit peu normal. Sauf que la polémique a vraiment explosé quand un nom est apparu sur les réseaux sociaux, celui de Fabien Pinckaers, le fondateur d’Odoo. Il prend rarement la parole mais, cette fois-ci, il a dit "je risque gros, donc je prends la parole". D’abord, il a dit clairement : si cette taxe s’applique à moi comme ça, je quitterai la Belgique. Ensuite, il a expliqué un point que beaucoup de gens ont du mal à croire : il dit n’avoir qu’environ 100.000 euros sur son compte bancaire personnel, alors qu’il est, sur le papier, multimilliardaire. Beaucoup de gens doivent se dire, il se moque de qui Fabien Pinckaers ? Il est ultra-riche et il ne veut pas payer 0,6%. C’est là que le débat devient intéressant parce que ça touche à une confusion massive entre deux choses. Il y a la richesse visible sur le papier et il y a l’argent réel disponible pour payer l’impôt. Fabien Pinkars est effectivement virtuellement très riche parce qu’il possède plus de la moitié des actions d’Odoo. Mais cette richesse n’est pas sur son compte. Elle est enfermée dans l’entreprise, dans le capital, dans les équipes, dans le produit, dans la croissance. Ce n’est pas du cash, c’est de la valeur. Et c’est là que la mécanique fiscale coince. Si on applique la taxe des Engagés à cette valeur-là, la note se compte en dizaines de millions par an, 30 millions dans son cas. Et pour payer, Fabien Pinckaers n’a que deux options : soit il se verse des dividendes massifs, soit il vend une partie de ses actions. Dans les deux cas, il