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Pourquoi la Bourse grimpe-t-elle quand le monde s’enflamme ?

3 min 33 s

Chronique économique Pourquoi la Bourse grimpe-t-elle quand le monde s’enflamme ? Prêt à écouter
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Description de l’épisode

Cinquante ans de conflits analysés, de 1967 à nos jours, et les chiffres sont sans appel : le marché ne craint pas la guerre, il craint seulement l'incertitude. Amid Faljaoui décrypte cette étude qui révèle pourquoi le S&P 500 finit presque toujours dans le vert trois mois après un choc géopolitique, et surtout, quel est le seul vrai signal qui fait réellement paniquer la finance. C'est un paradoxe qui peut mettre mal à l'aise, mais les chiffres ne mentent pas : alors que les crises géopolitiques font trembler le monde, les marchés boursiers affichent une résilience qui frise l'insolence. Cette déconnexion apparente entre les horreurs du terrain et la performance des indices boursiers interroge sur la nature même des mécanismes financiers. La banque Indosuez Wealth Management a scanné l'évolution du S&P 500 sur plus de 50 ans et l'a transcrit dans un tableau révélateur. On y retrouve l'impact sur la bourse d'événements géopolitiques aussi différents que la guerre des six jours, la guerre du Kippour, l'invasion soviétique de l'Afghanistan, les attentats terroristes aux États-Unis, l'invasion de l'Irak, le conflit en Ukraine ou encore l'intervention en Syrie. Le constat est brutal : le marché boursier encaisse le choc initial et puis passe à autre chose. Quand on analyse ce tableau, on constate qu'en moyenne, le jour d'un événement majeur, la baisse de la bourse n'est que de 0,3%. Un mois plus tard, l'indice boursier est déjà reparti dans le vert avec 1,1% de hausse et après trois mois, la performance moyenne grimpe à 3,6%. Cette capacité de récupération rapide s'explique par la logique particulière des marchés financiers. Le marché boursier déteste l'incertitude, mais pas forcément la guerre ou le conflit en tant que tel. Une fois que la situation est intégrée dans les prix, les investisseurs se reconcentrent sur les bénéfices des entreprises et sur les flux de capitaux, laissant de côté les considérations géopolitiques. Cette réalité constitue une leçon d'humil