Description de l’épisode
"Citez-moi trois Chinois célèbres et vivants ?" La question a fait le buzz après avoir mis dans l'embarras des chroniqueurs sur un plateau télé. Vous aussi, vous séchez ? Derrière cette anecdote se cache un vertige : notre ignorance de la Chine remonte à deux siècles. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, a mené l'enquête. Ce qu'il révèle va vous étonner. Sur le plateau de LCI, Gilles Gressani, rédacteur en chef de la revue Le Grand Continent, pose une question très simple aux chroniqueurs présents : "Citez-moi trois Chinois vivants, trois Chinois célèbres." Silence sur le plateau. Personne ne répond. Son test, qu'il appelle "le test des trois Chinois", débouche sur une démonstration imparable : la Chine est une puissance colossale, et pourtant, nous ne savons pas nommer trois de ses habitants. Mais ce test, aussi brillant soit son auteur, reste un raccourci. Et les raccourcis, même signés par des esprits brillants, déforment la réalité. Citer trois noms, ce n'est pas connaître un pays. La vraie ignorance se situe ailleurs et s'avère bien plus grave que cette anecdote télévisuelle. Nous croyons que la Chine décolle. C'est faux, elle redécolle. En 1820, la Chine produisait à elle seule près d'un tiers de la richesse mondiale quand les États-Unis n'en représentaient que 2%. Pendant des siècles, la Chine a été la première puissance économique de la planète. Alors, comment expliquer cet effondrement économique chinois ? Une explication parmi d'autres, mais cruciale : l'humiliation. Au XIXe siècle, la Grande-Bretagne raffole du thé chinois, de la soie et de la porcelaine. Elle achète ces produits et les paie en argent, créant un déficit commercial énorme face à Pékin. Pour combler ce déficit, Londres vend aux Chinois de l'opium cultivé dans ses colonies des Indes. La drogue se répand, des millions de Chinois deviennent dépendants, le pays se délite. L'empereur chinois prend peur et, pour sauver son peuple, interdit l'opium et fait détruire les stocks. La répo