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Ozempic peut-il ressusciter les centres commerciaux ?

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Chronique économique Ozempic peut-il ressusciter les centres commerciaux ? Prêt à écouter
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Description de l’épisode

Imaginez un médicament. Un seul. Capable de faire revivre des centres commerciaux entiers. Ça paraît fou ? C'est pourtant la thèse très sérieuse du Financial Times. Une molécule qui change l'appétit, puis la garde-robe, puis votre manière de consommer. Amid Faljaoui vous explique comment votre corps est devenu un sujet de macroéconomie. La question posée par le Financial Times interpelle : un médicament contre l'obésité peut-il réellement sauver des centres commerciaux ? Les traitements contre le diabète comme Ozempic ou Wegovy sont aujourd'hui massivement détournés pour perdre du poids. Un adulte américain sur huit en a pris en 2025, soit déjà deux fois plus qu'en 2024. Cette explosion d'usage génère des conséquences inattendues sur l'économie globale. Si des millions de personnes ont moins faim, elles mangent et boivent mécaniquement moins. Des entreprises comme Coca-Cola, McDonald's ou les fabricants de snacks observent ce phénomène avec une inquiétude grandissante. Leurs chiffres d'affaires commencent à refléter cette baisse d'appétit généralisée, créant un nouveau défi pour ces géants de l'industrie alimentaire. Mais il existe un effet moins visible et pourtant considérable : celui des vêtements. Aux États-Unis, certaines enseignes constatent déjà une baisse des ventes de grandes tailles au profit des plus petites tailles. La logique est implacable : quelqu'un qui perd 20 kilos ne rentre plus dans ses anciens vêtements et doit racheter pantalons, chemises, robes, costumes. Multipliez cette nécessité par des millions de personnes et vous obtenez un marché colossal. C'est ici qu'intervient la thèse étonnante du Financial Times. Si tous ces consommateurs doivent renouveler leur garde-robe, où vont-ils effectuer leurs achats ? Peut-être en partie dans les centres commerciaux, notamment ceux qui ont été vidés par Amazon, Zalando ou Shein depuis plus de dix ans. Ce médicament réussirait donc là où le marketing a échoué : ramener les clients en magasin physique.