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Marchés financiers : quand la géopolitique pulvérise les prévisions de 2026

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Description de l’épisode

En janvier, tout le monde était d'accord : 2026 serait une année tranquille pour les marchés. Trois mois plus tard, le pétrole a augmenté de 63%, les obligations se sont effondrées et Wall Street vient de vivre son pire trimestre depuis quatre ans. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique nous raconte comment un consensus unanime s'est fracassé sur la réalité d'une guerre. Le premier trimestre boursier 2026 restera dans les annales comme le pire depuis 2022. Les trois grands indices américains ont tous basculé dans le rouge, avec le S&P 500 qui a perdu 5% et le Nasdaq qui a cédé 7%. Cette débâcle ne s'est pas limitée aux États-Unis : l'Europe a subi la même punition tandis qu'en Asie, le Nikkei japonais s'est effondré de 13% sur le seul mois de mars. Le tournant décisif s'est produit le 28 février avec une escalade militaire impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran qui a fait basculer tous les équilibres. Cette crise géopolitique majeure a provoqué un effet domino sur l'ensemble des marchés mondiaux, transformant les prévisions optimistes du début d'année en cauchemar économique. La première conséquence de cette escalade militaire a été spectaculaire sur le marché pétrolier. Le détroit d'Ormuz, ce couloir maritime stratégique par lequel transite un cinquième du pétrole mondial, a été quasiment paralysé. Cette situation a propulsé le prix du baril de 72 à 118 dollars, soit une hausse vertigineuse de 63% en un seul mois. Cette flambée énergétique a déclenché un cercle vicieux inflationniste. Quand l'énergie s'embrase, tous les secteurs suivent inexorablement : le transport, l'alimentation, la fabrication de tous les produits manufacturés. Cette spirale des coûts menace de relancer une inflation que les banques centrales pensaient avoir maîtrisée. Le choc le plus préoccupant concerne paradoxalement le marché des obligations d'État, ces reconnaissances de dette que les gouvernements vendent pour se financer. Traditionnellement, quand le monde traverse une cris