Description de l’épisode
Parmi toutes les énergies renouvelables, le solaire photovoltaïque apparaît aujourd’hui comme l’un des piliers de la transition énergétique. Selon l’ONU, début 2026, produire de l’électricité grâce au Soleil est désormais environ 41 % moins coûteux que les énergies fossiles. Un basculement économique majeur qui explique l’essor rapide de cette technologie dans de nombreux pays.Le potentiel est colossal. Chaque seconde, la Terre reçoit une quantité d’énergie solaire équivalente à près de 8 000 fois la consommation énergétique annuelle de l’humanité. Sur le papier, la ressource semble donc presque inépuisable. Pourtant, dans la pratique, la production solaire reste sensible aux caprices du climat. Des températures extrêmes peuvent réduire le rendement des panneaux, et des événements violents comme la grêle peuvent endommager des installations entières. Mais un autre facteur, moins connu, influence aussi la production d’électricité solaire : le cycle climatique El Niño - La Niña, souvent appelé ENSO par les climatologues. Une nouvelle étude publiée dans la revue Communications Earth & Environment montre que ce phénomène naturel peut modifier significativement l’ensoleillement à l’échelle mondiale.ENSO est l’une des principales sources de variabilité naturelle du climat. Il alterne entre deux phases : La Niña, associée à des eaux plus froides dans le Pacifique équatorial, et El Niño, caractérisée par un réchauffement de cette zone. Alors que La Niña touche actuellement à sa fin, les scientifiques anticipent un retour d’El Niño entre l’été et l’automne 2026. Or, selon les chercheurs, ces épisodes ont tendance à réduire l’irradiation solaire, c’est-à-dire la quantité de rayonnement qui atteint la surface de la Terre. L’analyse de données climatiques couvrant près de quarante ans montre que les épisodes El Niño provoquent des baisses persistantes de production solaire dans plusieurs grandes régions productrices : la Californie, le sud du désert