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Le miracle économique du Golfe menacé par la guerre de l'eau

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Chronique économique Le miracle économique du Golfe menacé par la guerre de l'eau Prêt à écouter
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Description de l’épisode

Et si la véritable cible stratégique au Moyen-Orient n'était plus le pétrole, mais l'eau potable ? Avec les récentes attaques contre les usines de dessalement, c'est la survie économique et humaine des monarchies du Golfe qui est aujourd'hui directement menacée. Sans ces infrastructures vitales, les mégalopoles ultra-modernes et leurs projets pharaoniques s'assècheraient en l'espace de quelques jours seulement. Amid Faljaoui nous propose de plonger au cœur de cette nouvelle guerre de l'eau, une véritable bombe à retardement géopolitique qui redessine la carte des vulnérabilités mondiales. La véritable poudrière du Moyen-Orient aujourd'hui, c'est l'eau. L'or bleu supplante désormais l'or noir comme cible prioritaire des frappes militaires. L'agence Bloomberg a rapporté ce week-end qu'une attaque de drone avait frappé une usine de dessalement à Bahreïn, tandis que Téhéran accuse directement les États-Unis d'avoir ciblé une installation similaire sur l'île de Qechm. Sans ces usines de dessalement, le Moyen-Orient s'assèche en quelques jours. La région consomme plus de 40% de la capacité mondiale de dessalement avec environ 5000 usines réparties sur les côtes. Il s'agit d'une question de survie pure et simple qui dépasse largement la dimension humanitaire. L'enjeu transcende la simple question humanitaire : c'est tout un modèle économique qui se trouve pris en otage. Comme le souligne le Wall Street Journal, le dessalement n'est pas seulement vital pour les habitants, il constitue le moteur même du miracle économique des pays du Golfe. Cette eau artificielle a transformé des villes comme Dubaï en métropoles mondiales et permet l'impossible : faire tourner des pistes de ski en plein désert ou entretenir des dizaines de terrains de golf qui engloutissent chacun près de 4 millions de litres d'eau par jour. Cette abondance artificielle a créé une dépendance fatale. Un habitant du Golfe consomme en moyenne 560 litres d'eau par jour, soit plus de trois fois la moyenne mon