Description de l’épisode
Il était une fois les lois somptuaires Au cours des siècles, des lois somptuaires ont été promulguées pour règlementer les habitudes de consommations et légiférer sur l’utilisation du luxe. Leur utilité ? Comme au final elles ont été suivies de façons sporadiques ou carrément négligées, on peut douter de leur utilité pratique. Aussi faut-il se référer à l’esprit de ces lois pour les comprendre. Le 1e objet est politique, il s’agit souvent de financer les guerres en recyclant les métaux du luxe en armement ou en monnaie ou encore de donner une exception de magnificence au pouvoir censé représenter la richesse d’un Etat aux yeux de ses voisins qui potentiellement pourrait l’assiéger. Le second objet des lois somptuaires est de rendre visible l’ordre social dans l’objectif de fixer chaque catégorie à l’identique et d’empêcher la pyramide du pouvoir de s’effondrer. Derrière ces interdictions il y a souvent une mesure protectionniste des industries nationales par la volonté de limiter les importations de denrées qui par leur rareté relèvent du domaine du luxe. Un troisième objectif des lois somptuaires est de garantir un ordre moral. Quand tout va mal on s’en prend au luxe dont la superfluité devient synonyme de folles dépenses et s’oppose à la charité. Dans notre époque moderne, la fiscalité a remplacé les lois somptuaires. La TVA sur les produits de luxe de 33 % 1/3 créé en 1954 a pourtant disparu en 1992. Et l’ISF, l'impôt de solidarité sur la fortune a été transformé en un impôt sur la fortune immobilière (IFI) en 2018. Je ne suis pas fiscaliste mais je m’interroge. La joaillerie que j’aime appartient au domaine du luxe. Mais les joailliers que je présente qu’ont-ils en commun avec les 27,9 milliards de dollars de chiffre d’affaires de LVMH, ou les 12,1 de Kering qui pourtant hissent la France en tête du classement des sociétés productrice du luxe mondial ? Ne risque-t-on pas aujourd’hui après cette pé