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Faut-il endurcir ses enfants pour les préparer à un avenir plus facile ?

3 min 49 s

Chronique économique Faut-il endurcir ses enfants pour les préparer à un avenir plus facile ? Prêt à écouter
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Description de l’épisode

Dans l'entreprenariat, une scène revient régulièrement... Un patron, la soixantaine, qui a bâti sa boîte en 30 ans puis ses enfants n'en veulent pas, ne la reprendront pas. Là, vous voyez un homme se décomposer littéralement. Parce que cet homme, ça fait longtemps qu'il ne travaille plus pour l'argent. L'argent, il l'a. Il travaille pour transmettre. Et l'idée de vendre à un inconnu ou, pire, de devoir fermer l'entreprise, ça le déchire. Justement, il y a une vidéo qui tourne et qui parle exactement de cette peur, de cette angoisse-là. Ce serait le fondateur de Dubaï qui reçoit un journaliste qui lui demande "Que voyez-vous dans l'avenir de votre pays?" Le fondateur répond : "Mon grand-père montait un chameau, mon père aussi. Moi je conduis une Mercedes, mon fils une Land Rover et mon petit-fils en conduira une aussi. Mais mon arrière-petit-fils, lui, remontera sur un chameau." Le journaliste ne comprend pas cette phrase du fondateur de Dubaï, alors l'homme lâche la phrase, celle qui fait des millions de vues : "Les temps durs créent des hommes forts. Les hommes forts créent des temps faciles. Les temps faciles créent des hommes faibles. Et les hommes faibles créent des temps durs." Là, tous les parents qui écoutent se reconnaissent, parce que c'est exactement leur angoisse. J'ai trop protégé mes enfants, je les ai ramollis. Le confort les a rendus faibles. Sauf que le fondateur de Dubaï n'a jamais dit ça. Cette phrase ne vient pas du désert, d'une sagesse du désert, elle vient d'un roman. Voilà pour le mythe, passons maintenant à l'économie, aux choses réelles. Une étude célèbre, sur 20 années, concernant 3200 familles fortunées, a constaté que 70% d'entre elles perdent leur patrimoine à la deuxième génération et 90% à la troisième. Ces chiffres sont contestés, mais ils donnent une sorte d'ordre de grandeur. Le plus intéressant, c'est la cause : ce n'est pas la bourse, ce ne sont pas les impôts. Dans 6 cas sur 10, c'est la communication des familles qui ne p