Description de l’épisode
Imaginez un type seul chez lui, dans son salon à Los Angeles, il n'a pas de bureau, pas d'employés, pas d'investisseurs, juste un ordinateur et une carte bancaire avec 20 000 dollars dessus. Neuf mois plus tard, son entreprise génère 400 millions de dollars de chiffre d'affaires. Et elle est en route pour 1,8 milliard cette année. Comment est-ce possible? Grâce à l'IA, l'intelligence artificielle. L'homme s'appelle Mathieu Gallagher, il a 41 ans et son idée est très simple : créer un site internet où les Américains peuvent consulter un médecin en ligne et se faire livrer des médicaments contre l'obésité. Vous savez, les fameux Ozempic, Wegovi et compagnie. Rien de neuf sur le principe. Ce qui est neuf, c'est qu'il a tout fait faire par l'intelligence artificielle. Son site web a été codé par ChatGPT et par Cloud. Les publicités ont été fabriquées par des générateurs d'images et de vidéos liées à l'intelligence artificielle. Son service client, c'est un robot d'intelligence artificielle disponible jour et nuit. Quand un client veut parler à un humain, c'est un clone de la voix de Galagher qui décroche. Pas lui, mais sa copie numérique. En clair, un seul homme a fait le travail d'une entreprise de 200 personnes. Et les chiffres sont vertigineux : 300 clients le premier mois, 250 000 un an plus tard. Son concurrent direct, la société Imzenhairs, emploie 2400 salariés pour un chiffre d'affaires à peine supérieur. Sa marge bénéficiaire est trois fois plus faible que celle de la société de Gallagher. Le New York Times, qui est quand même la référence, a raconté cette histoire début avril comme une sorte de conte de fées technologique. Sam Altman, le patron d'OpenAI, la maison mère de ChatGPT, avait d'ailleurs parié que ce genre d'histoire arriverait. Il a gagné son pari. Il disait que grâce à l'intelligence artificielle, on assisterait à des entreprises fondées par une seule personne et qui feront un milliard de dollars. Il a donc gagné son pari. Attention, le conte