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Diasporas du monde - En Russie, les migrants tadjiks pris au piège du

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Description de l’épisode

En Russie, la situation reste très difficile pour les migrants d’Asie centrale, qui n’ont pu rentrer chez eux en raison de la fermeture des frontières. Très souvent privés d’argent et de travail, ils ne peuvent subvenir à leurs besoins, et encore moins à ceux de leurs familles restées dans leur pays d’origine. De nos correspondants à Moscou, La chaleur est écrasante et l’attente insupportable. Ce matin de juillet, devant l’ambassade du Tadjikistan à Moscou, ils sont des centaines à espérer, comme tous les jours, un rapatriement dans leur pays. « Cela fait un mois que j’attends, se désole Farroukh, 30 ans. Ils nous mettent sur des listes et puis plus rien. Il y a des malades, des femmes enceintes. Mais il n’y a pas assez d’avions et nous sommes tellement nombreux à vouloir rentrer ». Farroukh est arrivé à Moscou en mars juste avant la fermeture des frontières et le début du confinement. « Je n’ai rien pour vivre ici et je ne peux pas rentrer chez moi, nous explique-t-il. Au début, il n’y avait pas de travail, et maintenant mes papiers sont périmés et je n’ai plus le droit de bosser. On est nombreux dans cette situation. Pour travailler, il faut payer une patente de 30 000 roubles, un peu moins de 400 euros. Mais où est-ce que je peux trouver cet argent ? » Une ou deux fois par semaine, Faroukh parvient à trouver des petits boulots et à gagner quelques milliers de roubles dans l’illégalité, à peine de quoi survivre à Moscou. « Je vis en périphérie, dans une baraque de chantier, explique Farroukh. On est six ou sept à l’intérieur. Cela coûte cent roubles la nuit. Avant, à Moscou, je gagnais 40 000 roubles environ tous les mois et j’envoyais le plus possible à ma famille. Mais depuis que je suis ici, j’ai dû envoyer 10 000 roubles, maximum. Et je sais que pour eux, en ce moment, c’est très difficile ». Bloqués à la frontière Certains comme Farroukh espèrent trouver une place dans un avion qui les ramènera directement au Tadjikistan. D’autres ont choisi de partir