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Détroit d'Ormuz : les voyages en avion vont-ils redevenir un luxe ?

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Description de l’épisode

Vos prochaines vacances en avion risquent de vous coûter beaucoup plus cher que prévu. Pourquoi ? Parce que le kérosène a doublé, parce que les compagnies aériennes low-cost commencent à trembler de peur, et parce qu’en Europe, trois géants se préparent à rafler la mise. Amid Faljaoui décrypte les bouleversements du ciel européen et leurs conséquences sur votre portefeuille. Vous connaissez peut-être ces vols à 20 ou 30 euros pour passer un week-end à Barcelone ou à Rome. Profitez-en car cette époque pourrait bien être révolue. Depuis le début de la guerre Iran-États-Unis, le détroit d'Ormuz est fortement perturbé. Cette route s'avère stratégique puisqu'une partie importante des importations européennes de kérosène, le carburant des avions, dépend directement ou indirectement de cette région. Résultat : le prix du kérosène a flambé jusqu'à plus que doubler sur certains marchés européens. Cette situation est particulièrement grave car dans une compagnie aérienne, le carburant constitue souvent le premier poste de dépenses. Quand ce poste explose, les bénéfices fondent très rapidement. Concrètement, la compagnie allemande Lufthansa a annoncé de fortes réductions de capacités pour cet été, tout en accélérant la retraite de certains avions anciens très gourmands en carburant. Concernant les compagnies low-cost, il faut distinguer deux catégories. D'un côté, les plus solides comme Ryanair, qui ont couvert une partie importante de leurs achats de carburant à l'avance. Elles ont verrouillé une partie de leurs prix avant la flambée. De l'autre côté, les compagnies plus fragiles comme Wizz Air, qui a beaucoup misé sur certaines routes au Moyen-Orient et dispose de marges plus faibles. Ce qui se prépare en Europe, c'est probablement un très grand tri. Les compagnies les plus solides vont survivre. Les plus fragiles devront réduire leurs lignes, chercher des partenaires ou se faire racheter. Les grands groupes observent cette situation de très près car moins de concurrent