Description de l’épisode
Imaginez deux portes. La première, vous pouvez la franchir, et si cela ne vous plaît pas, vous reculez. La deuxième, vous la franchissez… et elle se referme derrière vous. Cette image très simple, c'est celle d'un des plus grands patrons du monde. Et figurez-vous qu'elle explique, ce matin, pourquoi Donald Trump est en train de s'enliser au détroit d'Ormuz. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique nous explique tout cela, et c'est passionnant. Il existe dans le vocabulaire des grands patrons une image très simple qui peut faire gagner ou perdre des centaines de milliers d'euros, voire des millions. Cette image, on la doit à Jeff Bezos : celle des deux portes. Selon le fondateur d'Amazon, il existe dans la vie d'une entreprise deux types de décisions, donc deux types de portes. La première, c'est la porte à deux sens. Vous la franchissez, vous évaluez la situation de l'autre côté et si cela ne vous convient pas, vous reculez. La deuxième porte, c'est la porte à sens unique. Vous la franchissez et derrière, elle se referme. Impossible de revenir en arrière. Ces décisions-là, explique Jeff Bezos, doivent être prises lentement, après consultation, après débat et avec beaucoup de prudence. Le grand piège, c'est de confondre les deux portes. Le plus souvent, les grandes entreprises traitent toutes leurs décisions comme des portes à sens unique. Résultat : elles s'enlisent dans des comités, ralentissent et meurent souvent par excès de lenteur. Mais il existe l'erreur exactement inverse. Et c'est précisément ce qui se passe avec Donald Trump au détroit d'Ormuz. Avant de lancer l'opération "Epic Fury", les chefs militaires américains ont averti le président : "Si vous frappez, l'Iran fermera le détroit par où passe un cinquième du pétrole mondial." La réponse de Trump était claire : l'Iran capitulerait rapidement et, en cas de fermeture, les États-Unis rouvriraient le détroit sans difficulté. Trump a traité une porte à sens unique comme une porte à deux sens. Désormai