Description de l’épisode
On vous annonce une baisse d'impôt, on vous vend le geste, mais jamais la facture qui va avec. Décortiquons, parce qu'une fois qu'on regarde derrière l'annonce, la réalité n'est plus la même. L'exemple du jour vient de Bruxelles, mais la leçon vaut pour tout le monde. La région de Bruxelles-Capitale a décidé de baisser un impôt : un point de pourcentage en moins sur l'impôt des personnes physiques. Le gouvernement présente ça comme un geste pour retenir les familles qui quittent la capitale. Regardons ce que ça vaut vraiment. Première question, combien ça vous rapporte? Si vous êtes seul avec 2700 euros net par mois, ça fait 147 euros par an. Pour un couple avec deux enfants, ça fait 152 euros. Faites le calcul avec moi : à peu près 12 euros par mois, le prix d'un abonnement de streaming. On est donc loin de la somme qui vous fait rester dans une ville ou la quitter. Premier problème, le gouvernement dit vouloir freiner le départ des familles. Mais qui va déménager pour 12 euros? Ce qui pousse les gens dehors, c'est autre chose : le prix du logement, beaucoup trop cher, le précompte immobilier quand on est propriétaire, la galère pour trouver une place à l'école (à Bruxelles, les places manquent du maternel au secondaire)... 12 euros par mois, ça ne va rien changer à tout ça. Deuxième problème, et c'est le plus important : pendant que la région vous rend 150 euros, votre commune, elle, vous en reprend. Attention, ne confondez pas deux impôts différents. Le premier, c'est le précompte immobilier. Il frappe les propriétaires, il est calculé sur la valeur de votre bien. En 2026, presque une commune bruxelloise sur deux l'augmente. Le second, c'est l'additionnel communal. C'est-à-dire que votre commune ajoute un pourcentage sur votre impôt sur le revenu. Et ça, ça touche tous ceux qui travaillent. Trois communes bruxelloises l'augmentent aussi. Donc, d'un côté, vous avez la Région qui vous fait un cadeau, et puis, de l'autre, la commune qui le reprend. Et souvent