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Deepfakes : pourquoi l'astuce virale pour démasquer les escrocs ne fonctionne déjà plus

3 min 33 s

Chronique économique Deepfakes : pourquoi l'astuce virale pour démasquer les escrocs ne fonctionne déjà plus Prêt à écouter
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Description de l’épisode

Une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux prétend enseigner une méthode infaillible pour détecter les escrocs lors d'appels en visioconférence. Cependant, cette technique présente un défaut majeur : les cybercriminels ont également accès à cette information. Ces derniers ne se contentent plus de tentatives de séduction en ligne, mais visent directement les données bancaires et les virements frauduleux de leurs victimes. Notre chroniqueur économique Amid Faljaoui analyse pourquoi cette solution miracle pourrait déjà être obsolète. Imaginez recevoir un appel en visioconférence. Vous voyez votre interlocuteur, vous l'entendez parler, mais êtes-vous absolument certain que ce visage à l'écran n'est pas fabriqué par un logiciel en temps réel ? La réponse est non, et c'est exactement là que réside le problème. Personne ne peut plus être certain de l'authenticité d'un visage en vidéo, une réalité qui ouvre la porte à de nouvelles formes d'escroquerie particulièrement sophistiquées. Sur les réseaux sociaux, une créatrice de contenu propose une solution apparemment simple : demander à votre interlocuteur de passer sa main devant son visage. Si c'est un deepfake, ce faux visage généré par intelligence artificielle, le masque numérique devrait sauter et révéler la supercherie. Cette astuce, largement partagée, donne l'impression d'offrir une protection infaillible contre ces nouvelles arnaques numériques. Le problème majeur de cette méthode réside dans sa date de péremption, probablement déjà dépassée. Les outils de deepfake évoluent à une vitesse vertigineuse, et ce qui faisait bugger ces technologies hier ne les fait plus broncher aujourd'hui. La vidéo continue pourtant de circuler massivement, et les utilisateurs continuent de s'y fier aveuglément. Cette situation illustre un piège classique de la vulgarisation sur les réseaux sociaux. Contrainte par le format court de 40 à 60 secondes, l'information se simplifie et évacue les nuances essentielles. En matière