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Bret Easton Ellis : "Ecrire est une tentative pour contrôler le monde"

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Le Temps des écrivains Bret Easton Ellis : "Ecrire est une tentative pour contrôler le monde" Prêt à écouter
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Description de l’épisode

durée : 01:00:56 - Bret Easton Ellis : "Ecrire est une tentative pour contrôler le monde" - par : Christophe ONO DIT BIOT - A l'occasion de la parution de son nouveau livre "White", après dix ans de silence éditorial, rencontre dans sa chambre d'hôtel, à Paris, avec l'auteur d'"American psycho" pour un constat à la lucidité effrayante sur l'époque et la création. Une brume était descendue sur moi après mon déménagement à New York et la clarté venait seulement quand j'étais seul, en train de travailler au roman. Bret Easton Ellis, "White". * Cette semaine, une émission exceptionnelle avec une légende de la littérature, dont la voix était restée bien silencieuse pendant presque dix ans et que nous avons le plaisir d'entendre dans "Le Temps des écrivains" : celle de Bret Easton Ellis. Il nous a reçus pendant une heure dans sa chambre d'hôtel - on a pensé au titre de son dernier roman Suite(s) impériale(s) (2010) - en survêtement noir, dont il avait remonté la capuche pour arpenter la terrasse sous la pluie parisienne. Bret Easton Ellis... quand on prononce son nom, on pense évidemment à ces événements, que dit-on, à ces coups de tonnerre dans le ciel littéraire qu'on été Moins que zéro (1985), portrait à la pointe sèche et à l'acide de la génération X shootée au lithium et à MTV, ou à American Psycho (1991), qui lui a valu menaces et appels à l'interdiction, devenu depuis un classique, et qui mettait en scène un trader de Wall street devenu serial killer et idolâtrant un certain Donald Trump, cité plus de 40 fois dans le roman. Donald Trump est l'un des personnages de White, son nouveau livre (Robert Laffont), qui n'est pas un roman mais un essai tonique, fin, ironique, autobiographique, sur l'ambiance plutôt mortifère et hystérique, selon lui, qui règne aux États-Unis sous l'emprise d'un politiquement correct qui menace non seulement le bon sens, mais la liberté, écrit-il ,et sous l'emprise, aussi, du poids dans la culture de