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[À corps perdus] «Je pèse 36 kilos pour 1,68 mètre et on me félicite»

34 min 37 s

Slate Collections [À corps perdus] «Je pèse 36 kilos pour 1,68 mètre et on me félicite» Prêt à écouter
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Description de l’épisode

Slate Podcasts vous propose de (re)découvrir le podcast À corps perdusDans ce quatrième épisode d'À corps perdus, on s'intéresse aux normes corporelles imposées aux danseuses. On attend d'elles qu'elles soient minces (voire maigres), longilignes, blanches. En 2024, les danseuses et danseurs racisés sont toujours assez absents des institutions.Il faut être musclée, mais pas trop. Une des professeurs de Lola Rudrauf la surnomme «King Kong», parce qu'elle estime que ses muscles sont trop visibles. Kathy, elle, subit des remarques racistes tout au long de sa formation: «On apprend le début de la chorégraphie puis, il arrête la musique et dit en me fixant: “On laisse la partie bamboula aux concernés”.» Quant à Inès, elle raconte les pressions qu'elle a subi pour perdre du poids, au point de tomber en dénutrition.Lola Bertet et Lola Rudrauf ont aussi rencontré Florian Gaité, critique artistique et chercheur en philosophie de l'art, Florent Cheymol, ancien danseur devenu psychologue, Hélène Marquié, danseuse, chorégraphe et chercheuse à l'Université Paris-VIII, Ilse Ghekiere, critique, chercheuse et danseuse flamande du collectif «Engagement Arts» qui lutte contre le harcèlement uel. Marie, Inès et Héloïse, danseuses, témoignent également dans cet épisode.Dans À corps perdus, Lola Bertet, journaliste, et Lola Rudrauf, danseuse professionnelle, ont traqué pendant des mois les viole