Description de l’épisode
NOUVEAU - Abonnez-vous à Nouvelles Écoutes + pour profiter du catalogue Nouvelles Écoutes en intégralité et en avant premières, sans publicité. Vous aurez accès à des enquêtes, documentaires, séries et fictions exclusives passionnantes, comme « Au Nom du fils », « Roulette russe à Béziers », ou encore « Oussama Le Magnifique ». 👉 https://m.audiomeans.fr/s/S-dLCvHKUz Après la Révolution française, la gastronomie se transforme. Elle n’est plus réservée aux nobles et se démocratise auprès de la bourgeoisie. C’est à cette époque que naissent les premières chroniques culinaires, des textes qui vont contribuer à transmettre les bonnes mœurs et le bon goût à la bourgeoisie.Le critique culinaire a alors l’étoffe d’un expert. Cette posture de « sachant » en fait parfois une figure redoutée, notamment par les restaurateurs et restauratrices qui ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés. Tout se passe comme si le sort d’un restaurant ne reposait que sur l’avis qu’allait pouvoir se faire un critique gastronomique d’un plat qu’on lui aura servi, un jour où il aurait eu l’idée tout seul de passer la porte d’un établissement. Voilà la version fantasmée des choses.Car à l’ère de l’ultra-communication et de l’hyper-compétitivité, la réalité du secteur est légèrement différente. À l’instar du monde de la musique, le monde de la restauration fonctionne désormais de plus en plus avec des agences de relation presse, soit des agences de communication qui aident les chefs à pouvoir gagner en visibilité auprès des médias.Ce fonctionnement en service RP, le chef Guillaume Sanchez, du restaurant étoilé Neso, veut le démystifier. Lui qui a eu, longtemps, recours à ce genre de service, a choisi récemment de s’en défaire, après quelques mauvaises expériences avec des critiques culinaires dont il souhaite aujourd’hui dénoncer l’impolitesse et la désinvolture.